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Type de maladie mentale

oct 14, 2012 by

Mon proche a t-il un problème de santé mentale ?

Que ce soit votre fils, votre fille, votre conjoint(e), votre parent, votre ami…il est difficile de s’avouer qu’un proche peut éventuellement souffrir d’un trouble mental. Et ce n’est pas toujours aussi évident que cela à déterminer

Pour savoir quoi faire et vers qui se tourner, il est essentiel que vous sachiez de quelle maladie mentale est atteint votre proche si tel est le cas.

Au début vous constatez que votre proche semble avoir des symptômes, (ex.: colères inexpliquées, variations soudaines de l’humeur, difficultés sociales etc.). Vous sentez que quelque chose ne tourne pas rond et vous pressentez qu’il y a un problème, mais vous n’êtes pas capable de mettre un mot ou nom dessus.  Vous souffrez en silence en vous demandant même qui de lui ou de vous a vraiment un problème !

Pour savoir de quoi pourrai éventuellement souffrir votre proche, nous pouvons vous y aider. En téléphonant à l’AQPAMM, nous serons à même de vous écouter, et nous pourrons sans aucun doute vous dire si vous avez des raisons de penser qu’il s’agit bien d’un trouble mental, et quelles seraient les étapes à suivre si c’est le cas. Il ne s’agit pas de poser un diagnostic, que seul un psychiatre peut poser officiellement, mais bien de vous orienter vers des réponses les plus proches possible de votre réalité.

Sommes-nous tous un peu « fous » ?

Des maladies mentales il en existe beaucoup, mais elles ne sont pas toutes aussi graves.

Globalement, nous pouvons tous traverser des périodes émotionnelles difficiles. Ce sont les difficultés situationnelles, et elles sont « normales ».

Et puis il y a les pathologies, où l’on retrouve les maladies mentales les plus graves, comme la schizophrénie par exemple.

Certaines personnes présentent des symptômes de maladie mentale, mais pas suffisamment pour qu’on puisse les « définir » comme tel. On dit alors qu’ils souffrent de « troubles mentaux de type Personnalité schizoïdes » par exemple.

L’ouvrage de référence dont se servent les psychiatres pour poser clairement un diagnostic de maladie mentale est le DSM-V « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ».

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à lire l’article « les grands types de maladies mentales », et consulter nos bulletins « vers la santé mentale »

Pour autant voici une liste non exhaustive de certaines maladies mentales : schizophrénie, troubles obsessionnels compulsifs, troubles d’anxiété, phobies, troubles bipolaires, TDAH (trouble déficit de l’attention et hyper-activité), dépression, trouble de la personnalité (limite ou borderline, personnalité narcissique, personnlité paranoïde et aussi évitante, obsessionnelle, schizoïde, schizotitypique, antisociale), Gille de la Tourette etc.

Les symptômes des maladies mentales

Les symptômes peuvent varier, mais les personnes affligées de maladie mentale souffrent généralement de troubles de la pensée, troubles du comportement ou des émotions qui les empêchent de faire face aux exigences de la vie quotidienne. Leur niveau d’incapacité varie. Les symptômes qui suivent peuvent être les signes avant-coureurs de ces maladies mais ne signifient pas d’emblée à eux seuls l’existence d’une maladie mentale. Cependant s’ils persistent ou s’aggravent, on recommande de consulter un professionnel.

Pour en savoir plus consultez notre article « Les principaux symptômes de la maladie mentale ».

La schizophrénie

La schizophrénie est un désordre cérébral qui perturbe le processus mental de la pensée et du jugement, la perception sensorielle et la capacité d’interpréter et de réagir de façon appropriée à des situations ou à des stimuli particuliers.
Plusieurs cliniciens décrivent les symptômes typiques de la schizophrénie comme étant « positifs » ou « négatifs ». Parmi les symptômes positifs, on retrouve:

  • hallucinations ; (le malade entend, ressent ou voit des choses qui n’existent que dans sa tête);
  • idées délirantes ; (idées fausses tenaces), méfiance;
  • troubles marqués de la pensée (difficulté à communiquer, incohérence);
  • comportement bizarre et désorganisé.

Les symptômes négatifs entre autres:

  • alogie; (trouble d’enchaînement de la pensée, de la parole);.
  • anhédonie; (incapacité de ressentir du plaisir);
  • effet d’abattement (manque d’émotion ou monotonie);
  • comportement asocial (peu d’intérêt envers les autres);
  • amotivation ; (manque d’intérêt ou de ténacité).

Les deux groupes de symptômes se retrouvent dans cette maladie mais pour chaque malade l’un ou l’autre prédominera. Quoique les symptômes positifs répondent très bien aux médicaments, ces derniers n’ont que très peu d’effet sur les symptômes négatifs.

La schizophrénie n’est pas un problème de personnalité multiple et elle peut être traitée par la psychanalyse. C’est un trouble du fonctionnement cérébral. Ce n’est la faute de personne. Les médicaments peuvent réduire les symptômes.

Environ un pour cent de la population adulte souffre de schizophrénie. Les premiers symptômes apparaissent habituellement vers l’âge de 17 à 24 ans et peuvent être pris pour un comportement ordinaire d’adolescent.

Troubles schizo-affectifs
Quelques malades manifestent des symptômes communs à la schizophrénie et à la psychose maniaco-dépressive. Ces troubles n’ont jamais été bien définis ou étudiés. Des symptômes particuliers aux deux maladies apparaissent mais à des moments différents. Les médecins traitent ces maladies avec une combinaison d’antidépresseurs et de lithium.

Les personnes souffrant de ces troubles ont souvent un meilleur pronostic que les schizophrènes quoiqu’inférieur aux malades affectés par des troubles de l’humeur.

Troubles affectifs
Les troubles affectifs ou troubles de l’humeur incluent plusieurs pathologies telles que la dépression, les épisodes maniaques ou hypomaniaques, les troubles bipolaires. Ces problèmes sont courants en psychiatrie et affligent 4 % de la population adulte en tout temps. Ils se manifestent essentiellement par des troubles de l’humeur. On remarque, lors d’une maladie bipolaire ou psychose maniaco-dépressive, des cycles de dépression grave en alternance avec des cycles de manie. Dans la manie on retrouve les symptômes suivants : énergie sans limite, enthousiasme débordant et hyper-activité; propos rapides et disparates; ton de voix élevé; accès à la colère; disposition à argumenter constamment; on entreprend des activités qui auront de graves conséquences comme faire des achats extravagants, conduite automobile imprudente, investissement impromptu de grosses sommes d’argent; idées fausses, déraison. Lorsque déprimé, le malade peut avoir du mal à dormir; voir diminuer son intérêt pour ses activités quotidiennes; perdre l’appétit; se sentir diminué, coupable ou désespéré; être triste, incapable de se concentrer; devenir très irritable.

On ne doit pas confondre la dépression majeure avec la réaction dépressive; (avoir le cafard ou « le blues »). La réaction dépressive ou trouble affectif situationnel est un état temporaire causé par les épreuves de la vie. Dans le cas où il persisterait, la personne devrait consulter un médecin afin de déterminer si cet état ne devient pas une dépression périodique.

Troubles obsessionnels-compulsifs
Il s’agit d’une maladie dans laquelle les patients se trouvent constamment troublés par des idées persistantes qui les incitent à effectuer des gestes répétitfs et ritualisés. Les troubles obsessionnels-compulsifs débutent généralement dans l’adolescence. Les troubles obsessionnels-compulsifs sont fréauents, et 2 à 3% de la population est touchée, dont 40% d’adolescents (avant l’âge de 20 ans). Les obsessions sont des pensées récurrentes ou des sentiments qui viennent à l’esprit involontairement, selon toute apparence. Les patients considèrent ces pensées comme insensées et parfois désagréables, mais ils ne réussisent pas à les ignorer ou à leur résister. Des pensées de violence, la peur d’être infecté par des germes ou de la poussière, des doutes continuels (la porte d’entrée est-elle fermée?…) sont les obsessions les plus fréquentes. Il existe également des ruminations obsessionnelles qui consistent à revenir sans arrêt sur un mot, une phrase ou un problème insoluble.

Outre les obsessions, le patient obsessionnel souffre de compulsions, c’est-à-dire qu’il répète inlassablement et de façon ritualisée des actes apparemment dépourvus de signification. Ces compulsions ont pour objectif de chasser les peurs ou de soulager l’anxiété. Elles sont la manifestaiton physique d’un état obsessionnel. Le sujet ne tire aucun plaisir de ses activités, mais il se sent anxieux s’il essaie de résister. Les actes compulsifs doivent parfois être répétés tant de foix d’une façon si particulière qu’ils peuvent perturber considérablemenbt la vie sociale et professionnelle. Ainsi faut-il trois heures à certains malades pour se lever et faire leur toilette le matin. Le traitement pour les troubles obsessionnels-compulsifs peut inclure des médicaments (surtout ceux qui agissent sur la sérotonine, soit clomipramine, fluoxetine, fluvoxamine ou paroxetine) et la thérapie comportementale-cognitive. Environ deux tiers des personnes qui souffrent de troubles obsessionnels-compulsifs réagissent bien au traitement.

Troubles d’anxiété
Lorsqu’elle est grave, l’anxiété, peut aussi être considérée comme une maladie mentale et environ 16 % de la population en souffre. Dans l’état de panique, caractérisé par des crises de panique périodiques, le malade devient étourdi, sent son thorax s’écraser, sa gorge se nouer, transpire. Ces crises ne durent en général que quelques minutes, mais c’est la crainte d’être victime d’une autre attaque et le sentiment d’impuissance qui s’ensuit compliquent la situation. D’autres formes d’anxiété comprennent la peur d’objets particuliers (phobies) ou la peur de sortir de la maison.

Troubles de la personnalité ou troubles caractériels
Certains croient que les désordres qui suivent ne constituent pas en eux-mêmes des maladies mentales alors que d’autres affirment le contraire, du moins dans les cas graves. Toutefois, pour le bien-être des parents et de la famille, on notera que certains comportements justifient une consultation auprès d’un professionnel. Dans cette vaste catégorie de troubles, la personne ressent, juge et perçoit son environnement et sa propre image d’une façon ferme et préconçue. Elle ne peut adapter sa conduite personnelle, ni dans son travail, ni dans ses loisirs, aux critères de comportement normalement acceptés en société. Elle est donc incapable d’avoir des relations interpersonnelles convenables et durables.

Voici une liste de quelques troubles de personnalité :

Personnalité asociale : par exemple un individu qui a continuellement des problèmes légaux ou sociaux et qui n’accorde aucune importance à la loi ou à la discipline des parents.

Personnalité limite (« Borderline ») : elle se caractérise par des changements extrêmes d’humeur de brève durée ; des relations interpersonnelles intenses et instables; des actions impulsives qui peuvent être auto-destructives; une perception de soi-même qui varie.

Personnalité paranoïde : sans raison valable, se comporte envers les autres avec méfiance, envie, jalousie et entêtement, impression de « s’être fait avoir », même si l’on peut prouver que ce n’était pas le cas.

Personnalité obsessive compulsive : se caractérise par une tendance dominante au perfectionnisme et à la rigidité d’esprit débutant chez le jeune adulte et qui apparaît dans des contextes variés; par une préoccupation des détails qui empêche de finir des tâches et fait perdre de vue l’objectif global; ou une insistance à faire des choses d’une façon particulière; une assiduité excessive au travail; une indécision; une conscience de soi excessive; une impuissance à exprimer de l’affection; un manque de générosité; une incapacité à se débarrasser d’objets sans valeur.

Syndrôme cérébral organique
Bien que le syndrôme cérébral organique se manifeste plus fréquemment chez les personnes âgées, il peut survenir à tout âge. Pour que l’on parle de symptôme cérébral organique, on doit retrouver la présence d’un délire aigu et de la confusion mentale grave. Ce syndrôme est dû à une atteinte de l’encéphale, causé par une infection ou une intoxication.

La démence
La démence c’est un déclin progressif général et chronique de la fonction mentale qui se caractérise par une désorientation, des pertes de mémoire et une diminution de la capacité de s’occuper de soi-même. La cause la plus courante de la démence est la maladie d’Alzheimer. Toutes l’éthiologie de la démence doit être recherchée à la suite d’examens physiques et de test de laboratoire. On cherche par exemple des maladies telles que la Syphilis, le VIH, l’AC transitoire.

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